Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Questions SFFF

Articles récents

Anthologie Dérives Fantastiques - Précommande

13 Décembre 2014 , Rédigé par Alice Mazuay Publié dans #Publications

J'ai le plaisir de me faire l'ambassadrice de la sortie de cette nouvelle anthologie aux éditions Sombres Rets.

 

Derives-fantastiques pt

(tous les détails chez l'éditeur en cliquant sur l'image)

Vous avez vu tous ces beaux noms à l'affiche. Et bien maintenant vous comprenez pourquoi je suis si fière d'en faire partie.

 

En voici le sommaire :

Préface de Cyril Carau


Corps dérivant…

Fissures de Morgane Dieng
Chair à canon d’Anthony Boulanger
L’ordre des choses de Dean Venetza
Les saveurs de Barnett Chevin
Parasites de Gregory Covin
Le Maître du Temps de Yoann Denuault
Les petits poucets de Virginie Perraud
La grande boucle de Philippe Goaz
Cousins éloignés de Loïc Henry
Un carré de chocolat d’Alexandre Ratel
La naufragée d’Éric Lysøe


Vogue à l’âme…

En scène de Sylvain Lamur
La princesse et le pirate de Yohan Queyla
Histoires à rebours de Bruno Grange
Bleu de Clélie Avit
L’âme du serpent d’Alice Mazuay
Nuntium Mortis de Jérôme Simon
Ce qui se passe sous l’Arbre de Neil Jomunsi
Strates de Marie-Lucie Bougon
L’expédition de Tepthida Hay
Frères d’A(r)mes de Dola Rosselet

 

La couverture est signée Elie Darco

Voir les commentaires

Application Fanzines

22 Novembre 2014 , Rédigé par Alice Mazuay Publié dans #Mon actu à moi

banniere site kiosque fanzines

 

Le projet que je mûrissais dans mon coin est maintenant bien concret (comble pour kiosque virtuel).

 

L'application Fanzines est disponible sur l'AppStore : https://appsto.re/fr/4csU1.i

 

Logo Fanzines

 

Mais qu'est-ce donc que ce kiosque me direz-vous ? C'est un kiosque à fanzines ! comment ça, vous l'aviez deviné...

 

Quelques petites explications sur l'idée de base :
Les fanzines sont souvent édités par de petites structures ayant de faibles moyens financiers et ne sont pas (ou peu) diffusés sur applications mobiles pour smartphones et tablettes numériques.
De plus, le fanzinat en tant que tel est peu soutenu par les modes de distribution classique (papier).

Du coup, je voulais :
- promouvoir le fanzinat (en particulier dans les domaines de l’Imaginaire et de la Bande Dessinée, on ne se refait pas).
- élargir les modes de distribution des éditeurs de fanzines, pour mieux satisfaire leurs clients et fidèles.
- et bien sûr de grouper une offre éparpillée sur d’autres supports et ainsi faciliter la découverte de nouveaux titres.

 

Bon, comme je ne suis pas sectaire, il s'agit d'un peu plus que de fanzines. La porte est grande ouverte aux webzines, recueils de nouvelles, recueils de planches BD, artbooks... La seule chose que je refuse de faire par peur d'être submergée, c'est du roman et de la BD pure et dure.

Et pour être tout à fait claire, l'application ne fait que de la distribution, pas de l'édition.

 

Si vous voulez en savoir un peu plus, c'est par ici pour le blog : http://www.cima-fanzines.com/blog/

Et par ici pour la page facebook : https://www.facebook.com/fanzines.lapplication

Voir les commentaires

Sigiriya, le Rocher du Lion - Alain Delbe

19 Août 2014 , Rédigé par Alice Mazuay Publié dans #Présentations d'oeuvres

Encore une plongée dans une région et un temps fascinants. A la lecture, j'ai été surprise de constater que le traitement était surtout historique. Cela m'a un peu surpris car Argemmios est plutôt dans le SFFF. Comme quoi la frontière entre la fiction et l'historique est parfois mince, en particulier lorsque l'on traite de faits s'associant au mystique.

Nous voici donc plongés cette fois-ci en Inde du sud puis au Sri Lanka au Vème siècle (de notre ère). Là encore et comme l'explique Alain Delbe, la recherche amont a été très importante. Il présente le texte du reste comme une transcription très romancée de textes anciens. C'est très réussi. J'aurais la même remarque que pour Masky sur la difficulté de jongler avec le lexique sur epub (l'accès aux notes de fin de chapitre est en revanche très facile). Donc pour ces deux derniers romans, favorisez peut-être les versions papier. L'immersion sera plus aisée.

Le parti-pris de M. Elbe a été un choix judicieux. La lecture est beaucoup plus fluide. On s’attache très facilement aux personnages. On comprend mieux les choix, les logiques attenantes, les réflexes culturels. Le mélange entre récit, contes, politique, religion et mysticisme fonctionne très bien. Et si, comme moi, vous avez eu la chance de passer dans cette région du monde, il est facile de coller des images aux mots. C'est une belle approche du merveilleux. Ce roman fait rêver, des attaques de bandits, aux romances en passant par les luttes de pouvoir pour la couronne. Un savant mélange de pragmatisme et d'espoirs.

Pour les contes finaux, on imagine très bien l'audience captivée. Ils sont encore un peu longs pour mes enfants, mais bientôt...

 

Je vous recommande donc chaudement cette lecture. Et si vous êtes éditeur, je vous recommande de proposer une reprise à Argemmios (qui a maintenant fermé ses portes) et à l'auteur.

 

Bonne lecture (possible depuis 2012)

Sigiriya- Alain delbe

Voir les commentaires

Masky - Viviane Etrivert

17 Août 2014 , Rédigé par Alice Mazuay Publié dans #Présentations d'oeuvres

J'avoue avoir été un peu perdue, noyée par ce roman. 

La renaissance slave ne m'est pas très familière. Le vocable spécifique est tout nouveau pour moi. Et jongler avec le lexique n'est pas vraiment évident en lecture sur support epub. L'utilisation alternée des noms, surnoms et fonctions des personnes (avec des consonances auxquelles je ne suis pas habituée) m'a aussi un peu freinée dans ma lecture. Je ne suis pas en train de dire qu'il aurait fallu l'écrire différemment, juste que j'ai eu du mal à me plonger dans l'atmosphère, par méconnaissance de l'environnement. Ceci ayant vraisemblablement été anticipé, Viviane Etrivert a pris le soin d'expliquer les termes, comme les us et coutumes. Mais difficile de tout imprimer du premier coup. C'est le risque dans ce genre de roman immersif. 

Parlons donc de cette immersion. Je ne me suis pas plongée sur la carte du coin, mais je dirais que l'action se situe du côté de Prague. Je n'avais même pas tiré de ma mémoire que le saint empire romain germanique allait jusque-là. L'auteur a voulu  montrer, dans ce contexte historique, un pan de la vie de villageois face aux conflits de religion, au pouvoir et autres administrations locales. J'avais déjà lu quelques romans qui approchaient l'Inquisition (dans les Fortunes de France de Merle ou Le nom de la Rose d’Eco par exemple) mais jamais sous cet angle de la révolte des païens. Ce roman est une ode à la tolérance, un rejet des institutions corrompues. Le parti est pris. Mais la poésie avec laquelle les faits sont relatés, en particulier les rites et processions, nous transportent dans un monde de féerie. La naïveté, la connivence, la loyauté ou encore l'hypocrisie de certains personnages semblent assez improbables dans leur réussite. Aucune transposition contemporaine possible. Basée sur des faits historiques, bibliographie a l'appui, le travail de recherche de l'auteur semble immense. Et le rendu, je l'ai dit, est féerique. On se laisse captiver dans la brume.

 

Je recommande donc ce livre pour son atmosphère et la découverte d'une région et d'un temps peu familiers… pour peu que vous ne soyez pas rebutés par pléthore de termes locaux.

 

La maison d’Editions Argemmios a maintenant fermé ses portes. La boutique en ligne n'existe donc plus. Mais il reste possible de les contacter via FB ou sur site pour avoir des exemplaires.

 

 

Bonne lecture (possible depuis novembre 2011)

Masky - Viviane Etrivert

Voir les commentaires

Eléphants - Michel Pommier

15 Août 2014 , Rédigé par Alice Mazuay Publié dans #Présentations d'oeuvres

Ce roman, un peu comme des nouvelles croisées, m'a été proposé directement par Mme Sieber, de Nats Editions. Je regrette simplement que des soucis de santé m'aient empêché de vous en parler plus tôt. Merci madame d'avoir pensé à moi. Mes excuses les plus plates également pour mon retard sur cet avis.

 

 Une mosaïque en quête d'absolu. Même après lecture des échanges entre l'auteur et l'éditrice, je ne peux y penser autrement. Je le vois comme des fragments d'images qui, réunis, forment une scène crépusculaire. 

Ces morceaux de vies éparses ne forment pas un tout. Ils sont comme des graviers projetés qui laisseraient leur empreinte sur un sol meuble. Le lecteur devient le créateur. Il s'imagine l'avant, l'après, le pourquoi. Il invente des connexions qui n'existent pas. Il échafaude des scenarii qui n'aboutiront jamais. Il joue, comme le voulait l'auteur, avec l'écume d'une vague d'imagination laissée débridée. C'est le succès de M. Pommier. Il nous renvoie le dilemme de l'écrivain a travers ces portes ouvertes.

Au titre, j'avais hésité entre deux images : celle de l'éléphant dans le magasin de porcelaine et celle du cimetière des éléphants. Je crois que l'auteur a réussi à combiner les deux. Il a cette façon d'écrire complètement déstructurante, hors code, qui bouscule. Puis on devine le thème central, sans s'y accrocher : la mort, son cheminement, son but, un peu d'existentialisme. On a envie de suivre cette quête d'absolu, sans pouvoir s'identifier à un seul des personnages.

Ce livre est bien singulier, dans sa poésie, parfois brute, dans son articulation, mais surtout dans la place qu'il laisse au lecteur. Chaque personnage porte son univers, son style. Je n'ai pour ma part jamais décroché. Au contraire, j'en voulais toujours plus ; plus de vies, plus d'éclairages, plus de potentialités. Je n'arrive pas à déterminer s'il a plus stimulé mon aspect scientifique ou lunaire. Les croisements sont trop prégnants. Le vide est presque palpable. Pas un vide de néant, mais un vide d'aspiration, comme une insatiété.

Je vous recommande donc cette lecture étrange, mais révélatrice de caractère.

 

Bonne lecture (possible depuis décembre 2013)

Elephants - Michel Pommier

 

Voir les commentaires

De l'image aux mots - Artbook TomaBw

13 Août 2014 , Rédigé par Alice Mazuay Publié dans #Publications

Je vous avais parlé il y a quelques années maintenant du projet d'Artbook de TomaBw. Il avait lancé un appel à poèmes pour illustrer ses images. Les sélections avaient été faites, le livre monté. Mais TomaBw n'a malheureusement pas trouvé d'éditeur.

Comme un tel projet ne se lâche pas comme ça, il est maintenant auto-édité chez Issuu. Je vous laisse y jeter un oeil. Personnellement, j'aime beaucoup l'atmosphère qui s'en dégage : pas très gai, mais prenant.

 

De l'image aux mots - Artbook TomaBwCliquez sur l'image pour ouvrir le fichier

 

Certains de mes poèmes y figurent : Coquille Vide, Codex Illusoire, Danse Macabre, Camisole et Les lutins apprécient-ils le cannibalisme ?

 

Bonne lecture

Voir les commentaires

Le Bourreau d'Elder Hag - Ynex 1 - Björn Drobe

11 Août 2014 , Rédigé par Alice Mazuay Publié dans #Présentations d'oeuvres

Vous savez maintenant que j'aime bien découvrir de nouveaux auteurs, pas forcement très connus, et ne passant pas vraiment par les circuits classiques de l’Edition. J'ai donc sauté sur l'occasion quand ma meilleure amie m'a dit qu'un ami... enfin bref... ["essaie celui-ci, ça vaut le coup"]

Ce roman est le premier d'une série, dans un univers medfan (pour les nouveaux, comprendre médiéval fantastique) assez classique. Une petite touche de dark fantasy (toujours pour les nouveaux, attention magie noire) lui donne une originalité certaine, du moins pour ce premier tome. Je ne sais pas encore comment Björn Drobe la fera évoluer.

Ce  qu'il y a de classique, c'est le fonctionnement en guilde dans une ville omniprésente (un peu à la mode Abyme de Gaborit, Twynte de Sylas ou encore Ankh-Morpork chez Pratchett). On s'attarde ici plus particulièrement chez les assassins. Mais honnêtement, les personnages sont prenants, bien construits et l'intrigue est bien menée. Alors, que demander de plus pour passer un bon moment. Sachant que l'auteur n’est pas francophone d’origine, je reste impressionnée par la qualité de l'écriture. Je n'ai relevé que quelques tournures de phrases un peu trop originales pour être bien françaises. N’ayez crainte, pour l'avoir rencontré récemment, je sais qu'il corrige le texte au fur et à mesure des remarques pour mettre les versions corrigées à disposition du public.Le numérique a au moins cet avantage.

Quelques incohérences toutefois dans le récit montrent une forme de jeunesse dans l'écriture ou plutôt dans l'élaboration du scenario, par exemple :

- lors de "l'éducation" du bourreau pendant laquelle ses compagnons meurent à foison alors qu'ils ne sont pas censés être si nombreux,

- ou encore le manque de traumatisme avéré du personnage que montre la façon dont il parvient à nouer des liens malgré la précédente "éducation".

Mais les lignes directrices sont bien là et la cohérence globale est assurée. L'aspect magie noire mériterait d'être approfondi. Je ne doute pas que ce soit le cas dans les tomes suivants (surtout au vu des titres)... qu'il va falloir que je me procure d'une façon ou d'une autre.

 

C'était vraiment une lecture bien sympathique, que je recommande à mes amis medfanneux et autres amateurs du bourrin bien amené. Âmes sensibles plus proches du féerique, passez votre tour. L'assassin assassine, et ce  n'est pas toujours très joli à imaginer. Mais bon, si comme moi vous sortez des Trône de fer de Martin (la série, j'entends), vous devez être rodés sur cet aspect.

 

Lecture possible depuis 2011 (attention, je crois qu'on ne le trouve pratiquement que sur Amazon)

 

Le Bourreau d'Elder Hag - Björn Drobe

 

 

Voir les commentaires

Skull collector familiy 2

10 Août 2014 , Rédigé par Alice Mazuay Publié dans #Rêveries

Vous vous souvenez de la famille des collecteurs de Joe Skull ? Mais si !! Il avait lancé un appel à illustrations (ou textes) pour son projet. Ce dernier avance plutôt bien et il les intègre maintenant dans les planches de sa BD. Capilice y figure bien.

Cliquez sur l'image pour en savoir plus.

 

http://skullinboxproject.files.wordpress.com/2014/06/planche27.jpg?w=460&h=810

 

Dans l'article suivant, et pour mieux les identifier, il les numérote et explique qui ils sont. Ca peut aider à s'y retrouver.

Voir les commentaires

Sighild / Eivind - Dana B. Chalys

29 Mars 2014 , Rédigé par Alice Mazuay Publié dans #Présentations d'oeuvres

Dana B. Chalys est une artiste complète que je cotoie depuis quelques années sur Autres Mondes (repérez-la sous son autre pseudo "Sedenta"). Elle est passionnée et déborde d'énergie. En dehors du webzine Short Stories' Store, pour lequel je la sollicite régulièrement, elle mène de front une liste impressionnante de projets (cf. ses sites).

Cela fait maintenant un petit moment que je lui promettais une critique de ses premiers romans courts (ou novellas) : le cycle de Sighild. A suivre ci-dessous...

 

 

Sighild - Dana B. Chalys  Eivind - Dana B. Chalys

 

C'est toujours intéressant, en tant que chevronnée de la lecture SFFF (oui, après plus de 30 ans dans le secteur, je me considère comme chevronnée... ce qui est très différent d'experte), de décortiquer un premier roman. En réalité, ici, c'est plus qu'un premier roman, puisqu'il s'agit d'un premier roman auto-édité. Il n'y a donc pas eu de censure d'une maison d'édition, de correction professionnelle ou encore de recadrage du récit, pour satisfaire des contraintes de style éditorial, de nature du public ou je ne sais quoi encore. C'est donc un texte brut, avec ses erreurs, certes, mais aussi une forme de virginité très agréable. On sent l'auteur évoluer au fil du texte et, a fortiori, des tomes. C'est très plaisant, surtout quand on connaît un peu la personne par ailleurs. On la sent prendre confiance en soi au fil des pages, prendre des risques, bref, s'assumer, mûrir. Sachant que Madame est encore jeune, ça force le respect en terme de potentiel. Je suis officiellement jalouse !

 

Sighild, novella de 118 pages (format equivalent poche)

Dana a fait un effort particulier pour nous rendre son héroïne, Sighild, insupportable. Tactique facile pour un revirement de situation à venir. De nombreux lecteurs ont mis ce point en avant bien avant moi. Cependant, petit point personnel pour ma part, je trouve ce personnage très crédible, dès le début. C'est plutôt sa transition vers la découverte d'une forme d'humanité capacité à s'ouvrir aux autres, qui paraît moins plausible. Le personnage avant est pur, celui d'après aussi. Pour moi, l'erreur vient du fait d'imposer une transition, comme si c'était un éveil. Pour moi, ces deux mêmes personnages peuvent très bien cohabiter dès le début dans le même corps. Dans un univers aussi rude, il ne serait pas surprenant de se cacher derrière une carapace bien solide. Les personnages sont si typés qu'ils en deviennent caricaturés. Et quand je disais que l'auteur apprenait au fil de l'eau, c'est un des aspects qui évolue avec la progression du récit. Les traits s'affinent et se précisent par la suite.

Sur l'aspect description de l'environnement, je trouve dommage d'avoir eu recours aux notes de bas de page pour expliquer les termes spécifiques au monde. Il aurait été tellement plus intéressant de mettre les éléments en situation avec les personnages, de prendre le temps de les décrire, rendant les notes innexes.

C'est ça, prendre le temps, faire l'effort de... C'est un problème auquel je me suis aussi souvent confrontée lors de mes exercices d'écriture. Lorsqu'il y a des aspects un peu ennuyant à décrire, on a tendance à zapper. On passe directement à LA super scène d'après qu'on veut relater. On prend des raccourcis pas très discrets. Dana est tombé dans le même piège. Les transitions sont quasi absentes et les descriptions arrachées. C'est dommage ! Ce sont pourtant ces petits détails qui nous plongent dans l'histoire. Considérant la richesse de cet univers, c'est un réel manque.

Et le récit en lui-même est un peu décevant, avec des filons inexploités. On a l'impression que l'auteur s'est ouvert plein de possibilités pour ne finalement utiliserque quelques filons isolés d'idées. Frustration... on veut en savoir plus sur le reste aussi : les bestioles, les pouvoirs, et j'en passe ! L'environnement est aussi important que les relations entre personnages Il façonne ces relations, forge des réflexes, des conditionnements.

 

Vous l'avez donc compris, je n'ai pas été emballée par ce premier tome. Mais bon, il y a tout de même une trame à suivre et j'ai le numéro 2 sous la main, alors j'attaque Eivind.

 

Eivind, roman de 224 pages (soit presque deux fois plus que le précédent)

Et bah voilà ! Dana prend maintenant le temps de tout nous dire (ou presque). Le style est plus mûr et moins convenu. Si je ne connaissais pas une partie de ses lectures, je n'aurais jamais cru Dana capable d'écrire une scène de cul aussi efficace. Félicitations ! C'était à propos, bien amené et apporte un vrai plus à l'histoire. L'immersion se fait. Les personnages sont plus originaux, profonds et le récit plus logique, moins dispersé. Cette fois-ci, la ligne est bien choisie et on n'en dévie plus. Youhou ! Plus ça va, plus je considère Sighild comme un préquel un peu rapide au vrai vrai récit Eivind. Bon, il y a toujours cette petite hantise des transitions, mais je ne vais pas chipoter. On attaque cette fois-ci des thèmes un peu plus large que la recherche de soi ou la chasse (dans tous les sens du terme). On s'attarde sur des sujets moins frivoles. Il y a ici un peu de politique et de psychologie sur les liens du sang (ou pas du reste). On devine des réflexions plus profondes. Les personnages ne sont pas naïfs et se perdent par leurs défauts. Les caractères sont assumés. Il est juste dommage que la relation Sighild/Eivind soit aussi peu communiquante. Mais bon, compte tenu des caractères respectifs, il fallait s'y attendre.

Ce deuxième tome est donc une belle surprise. Le hic, c'est qu'on attend le troisième après, et que je ne le vois pas sur la liste des projets en cours. Quelques pistes sont restées ouvertes, qui mériteraient une attention particulière, un petit approfondissement : la cité perdue, les poteaux, l'accueil des amants au village... Je veux mon spin off, maintenant.

 

Bonne lecture (possible depuis 2013)

 

 

 

En attendant, comme je trouve chacun de ses textes meilleur que le précédent, j'ai commandé Le choix de la Gargouille aux éditions Valentina. Je suis sûre de ne pas être déçue.

Le-choix-de-la-Gargouille---Dana-B.-Chalys.jpg

Voir les commentaires

Short Stories' Store n°3 - Vide Poche

12 Janvier 2014 , Rédigé par Alice Mazuay Publié dans #Publications

J'y ai contribué plus que largement, alors il m'est difficile d'avoir un avis éclairé sur ce dernier webzine du Short Stories' Store. Cependant, bah je l'aime bien, moi...

 

Short Stories Store 2013 Vide Poche

Téléchargez-le gratuitement par ici

 

Au programme :
- Bestiaire insolites des créatures fantastiques, le Maraudeur – de Catherine Loiseau (illustration Eihn Wenn)
-
Un cadeau vraiment utile - de Xavier-Marc Fleury (illustration Miss M)
-
L’énigme du vide-poches – de Virginie Platel (illustration Alex)
-
Vide Poches – d’Estée R (illustration Estée R)
-
Vide tes pensées – d’Alice Mazuay (illustration SAD)
-
L’adolescente – de Ghislain Duval (illustration Jubo)
-
Dimension supérieure – d’Anne Goudour (illustration Elie Darco)
-
Quand tu seras grand, tu seras magicien – de John Steelwood (illustration SAD)

Illustration de couverture : Jubo

 

Voir les commentaires
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>