Une petite page d'historique du blog, dans laquelle vos commentaires, remarques, et suggestions m'aideront dans la voie de l'effort perpétuel pour un blog meilleur
Je tiens tout d'abord à remercier une fois de plus les éditions Black Coat Press pour m'avoir permis de découvrir un nouvel opus de la collection Rivière Blanche. Merci également à Skritt pour avoir organisé ce partenariat.
Panthera contre Faustus est le 2ème volet de la série des "Panthera", d'Orloff. J'avais un peu peur de ne pas rentrer facilement dans le sujet de ce fait, n'ayant pas lu le premier. Que nenni. Je pense que les deux volumes peuvent être lus de façon indépendante. En tous cas, je n'ai pas souffert de mon ignorance du personnage et de son passé récent.
Car avec ce roman, j'ai replongé dans une lecture populaire que j'adore. Je dis "re" car la façon enlevée de mener le récit m'a un peu fait penser aux Trois Mousquetaires de Dumas, que j'ai lu il y a trop longtemps pour le mentionner. Je sais, le genre n'est pas du tout le même, mais on y retrouve l'esprit feuilleton, les scènes successives qui vont d'actions en rebondissement. Même la candeur du personnage principal m'y a fait penser. Oui, j'ose faire le parallèle entre une humaine habitée d'un démon et un cadet de Gascogne. J'en ris moi-même.
En réalité, les univers n'ont rien en commun. Ici, il n'y a rien de réellement historique, même si on peut trouver de nombreuses références aux années 20 à 60 et que les récits imbriqués reprennent des portions de l'Histoire réelle. Je crois que l'auteur s'est vraiment fait plaisir en écrivant ces volumes (je suppose que le premier est de la même teneur).
Il s'agit indéniablement de romans de fantasy. On y croise aussi bien des démons que le petit peuple ou encore d'autres figures du bestiaire mythologique. Mais le tout est mâtiné d'une ambiance polar, sur fond de reconstruction industrielle avec manipulations entre police et presse. On peut même y noter une reproduction de l'ouverture d'esprit de ces années-là avec l'exposition de mœurs, disons, libérées.
L'écriture est pleine d'humour et d'une légèreté qui nous fait poursuivre la lecture sans pause, d'un chapitre à l'autre. C'est une lecture vraiment très agréable. Le seul regret que je pourrais exprimer, une fois le roman terminé, c'est de buter sur une fin au goût d'inachevé. On comprend immédiatement que le 2ème tome n'est pas le dernier ; et que si nous voulons le mot de la fin, il faudra attendre, un peu.
J'ai également été très amusée par la mise en scène de l'auteur réalisée par l'éditeur. La rédaction elle-même du roman est présentée comme entourée de mystère. Sur leur site internet, on peut même participer à la résolution de l'énigme qui entoure Orloff.
Bonne lecture (possible depuis 2011)
Vos pensées