Une petite page d'historique du blog, dans laquelle vos commentaires, remarques, et suggestions m'aideront dans la voie de l'effort perpétuel pour un blog meilleur
Je vous ai récemment parlé du roman de Cendrine N. William, qui fait partie, tout comme moi, de la communauté Autres Mondes. Je vais maintenant avoir le plaisir de vous parler d'un autre membre de cette communauté, et surtout de son roman. Il s'agit de J. Heska, avec Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir. Mais si ! J. Heska ! Vous l'avez déjà lu dans les webzines d'Autres Mondes, avec ses célèbres mondes idéaux.
Sur son blog, nous avions bien discuté de la sortie du roman. Entre publicité, concours, présentations et même lecture en ligne, nous n'avons pas manqué d'information. Mais j'avoue que la couverture ne m'attirait pas tant que ça, que le résumé ne m'avait pas percutée, et qu'en plus, l'éditeur (Transit) n'étant pas vraiment dans le monde SFFF que j'affectionne, je n'avais pas vraiment priorisé cette lecture. Et puis, de débat en interrogation, J. Heska a bien voulu faire un petit test et m'envoyer son livre. Un deuxième exemplaire est également en prix du concours de textes du printemps d'Autres Mondes. Merci J !
Alors... alors... le test est concluant. C'est pour moi un roman d'anticipation, vraiment très utopiste, mais que j'accepte de placer dans mon classement SFFF, pour cette raison même. Je dois dire que j'ai passé un très bon moment de lecture.
Nous voici donc embarqués dans un journal (plus si) intime. Le style est donc variable, en fonction des humeurs du seul personnage qui s'exprime. Les entrées sont arythmées, ce qui marque l'urgence de notre anti-héros face aux situations de la vie. Il m'a été très facile de m'imaginer à la place du personnage principal. Nous avons tous dans notre entourage une personne dont nous pourrions superposer la photo (la nôtre même, qui sait ?).
J. Heska nous emmène dans ses questionnements, sa quête du moi rêvé. Ce roman nous ré-ouvre à notre univers quotidien. On y trouve la volonté d'intégration, avec son besoin de reconnaissance par l'autre, un brin de résignation, un soupçon de révolte, et toujours des conséquences qui nous dépassent. Je n'oublie pas la responsabilisation des populations (dans la mouvance du volet social du développement durable, très tendance), la peur de l'Autre (même celui qui est en nous), l'amitié et les rêves. Oui, partout les rêves. A chaque étape, la projection de soi. N'est-ce pas ce qui nous fait tenir ?! C'est un livre terriblement humain.
Mais il reste pourtant bien léger. En effet, J. Heska n'a pas confronté son utopie à notre pragmatisme social naturel. Certains volets sont tout à fait absents de l'histoire, et je le déplore. J'aurais adoré qu'il détruise les logiques économiques et financières, le renseignement intérieur, ou encore du politique. Je trouve le personnage bien trop naïf au regard des embryons d'actions qu'il lance, et son environnement bien tolérant.
Aahhh... on a envie d'y croire, que les gentils ne se feront plus avoir. C'est pourquoi ce roman est si plaisant. Il va dans le sens de nos souhait. Mais j'avoue que, ne pouvant pas y affronter mes peurs, cela reste un doux rêve. Et j'ai fermé le livre en souriant. Un jour, peut-être.
Si vous ne saviez pas quoi emporter dans vos valises cet été, voici donc une de mes suggestion. Vous en sortirez... apaisés.
Bonne lecture (possible depuis 2011)
Vos pensées